Brigitte a repris le métro seule après 20 ans d’agoraphobie!

Par 14/01/2018Articles

Voici le témoignage de Brigitte (Marseille) souffrant d’agoraphobie depuis 20 ans que j’ai rencontré lors d’un coaching ensemble (janvier 2018)


… en fin d’année 2017, j’étais contente d’avoir fait la formation intensive 4 semaines « Dépasse tes peurs » avec Séverine, en mini-groupe. Mon état d’esprit avait bien changé, plusieurs choses avaient évolué dans ma vie et dans l’agoraphobie mais concrètement je n’avais pas fait ce qui pour moi aurait été la preuve valable de ce mieux-être : prendre le métro toute seule. Je me disais que je n’étais pas obligée de le prendre, alors pourquoi le faire ? Mais en même temps, je savais que si je le prenais cela déclencherait sûrement quelque chose de positif. Seulement, je repoussais toujours l’échéance. Je retombais dans : « j’irais un jour…, bof, c’est pas encore le moment…». Vive l’agoraphobie…

Quand j’ai appris que Séverine serait dans le sud de la France, je lui ai écrit et nous avons convenu d’un rendez-vous à Marseille. Wouaouh, je n’en revenais pas ! Cette fois, c’était du concret : elle était à côté de moi, égale à elle-même, très avenante, à l’écoute. Nous discutions de manière naturelle de ce sujet qu’elle connaît que trop bien : l’agoraphobie et les peurs. Nous sommes restées un peu plus d’une heure ensemble, dans un cadre très agréable et chaleureux, et quand je suis repartie chez moi, c’est là que le déclic a eu lieu. Je me suis dis : « Si je ne fais rien demain, cela voudra dire que je n’ai vraiment pas envie et que j’ai décidé de vivre toujours cette vie étriquée ».

Le lendemain, vendredi : j’ai élaboré ma petite stratégie sur ses conseils pour aller toute seule dans le métro : grâce à un mini-walkman que j’ai acheté récemment, je me suis dis que j’allais écouter de la musique cool avant de descendre dans la station de métro et voir si cela pouvait fonctionner. Au début, j’ai demandé à mon compagnon de venir avec moi pour m’entraîner. Il était avec moi, mais nous faisions comme si nous ne nous connaissions pas. Nous ne nous regardions pas et au moment où la rame de métro est arrivée, je suis montée dans un wagon et mon ami dans un autre. Une station plus loin, nous sommes sortis et avant de rejoindre l’air pur, il a fallu prendre des escalators. Nous avons fait cela le samedi et le dimanche qui ont suivi, en changeant de destinations mais toujours à une station de notre base de départ. Tout s’est bien passé, j’avais le coeur qui battait un peu plus fort et l’estomac noué, mais je me sentais prête pour continuer seule le jour suivant, lundi, pour aller à mon travail.

Lundi : c’est l’échec !! Pas moyen. L’agoraphobie est vicieuse. En rentrant chez moi le soir, j’ai compris que c’était peut-être la musique qui n’était pas adaptée et le lendemain, j’ai essayé avec une autre.

Bingo ! Mardi matin, j’ai franchi le cap toute seule, comme une grande ! Arrivée à la station de la gare Saint-Charles, heure de pointe : la foule se bouscule dès le premier niveau. Je regarde par terre, je me concentre sur la musique, je respire et je monte tranquillement les marches. Arrivée devant le deuxième niveau, j’ai le choix : les escalators où la foule se presse pour trouver sa place, ou alors la centaine de marches des escaliers. J’aime marcher, j’opte pour les escaliers et quand j’arrive en haut, c’est comme si je sortais de l’eau. Si je ne m’étais pas retenue, j’aurais crié si fort tellement j’étais contente, heureuse, fière de moi !! Quoi ? je l’ai fait !? C’est bien moi !? Je n’en revenais pas là aussi. Et je pensais tellement à Séverine.

J’ai également compris le rôle bénéfique de la musique que j’ai choisie, elle correspondait parfaitement et m’a aidé à comprendre pourquoi j’avais passé des années à éviter le métro toute seule. Le lendemain, j’ai recommencé, je n’étais pas sûre que cela fonctionne encore, eh bien si. Et à chaque fois, le petit sourire en coin et la béatitude ! Le jeudi suivant, encore. Le vendredi, le samedi… Je ne réfléchis plus, j’agis ! En plus, je suis contente de faire ces exercices !

Oui, une rencontre miraculeuse a eu lieu : celle avec Séverine qui m’a redonné envie de me lancer! Je suis persuadée que sa présence a provoqué ce FICHU DECLIC face à l’agoraphobie. J’avais besoin d’être dans la réalité, cela m’a rassurée je pense. Maintenant, je sais que c’est possible. Mon esprit s’est à nouveau ouvert, je n’en reviens toujours pas. J’ai encore beaucoup de progrès à faire sur d’autres points. L’essentiel est que je crois en moi comme jamais ! MERCI SEVERINE ! »

 

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