La peur est partout…

Par 16/05/2017Articles

Cette peur qui paralyse…

Elle s’est immiscée partout …

La peur est partout dans nos vies, à la maison, dans notre entreprise, pour nos enfants, pour nos parents, pour notre travail, pour notre futur, dans notre passé, pour notre santé, dans notre relation face au manque, à l’argent, à notre retraite, on a peur de tout et tout le temps…

Du coup, on essaie de s’en protéger comme on peut. On consomme davantage. On s’achète des choses en pensant que cela va diminuer nos peurs ou notre inconfort.

On comble une peur.
Un vide.
Un manque.
On ne s’écoute plus.
Les pensées prennent de plus en plus de place, on est incapable de réagir, c’est la crise d’angoisse assurée.

On a peur de perdre, d’aimer, de recevoir, de donner, d’oublier, de renoncer, de choisir, de quitter, de vouloir plus, c’est tout le temps et c’est partout…

Rajoutez à toutes ces peurs dites « de société », la peur de : tomber malade, d’avoir quelque chose de grave, de faire un malaise, que les gens remarquent votre désarroi ou votre faiblesse, et là on bascule dans l’agoraphobie, la peur d’avoir peur.

Alors oui, la peur, je l’ai côtoyée, je la côtoie toujours (mais différemment!). Je suis humaine et pas une superwoman, mais j’ai décidé de lui couper son élan vite et bien dès que je le peux!

peur


Cette peur qui s’est transformée en confiance

J’ai défié ces fichues peurs qui m’accompagnaient depuis la fin de mon adolescence en partant en 2010, seule pour un voyage en Asie. J’étais alors encore agoraphobe et remplie de craintes mais je l’ai fait. J’ai défié mes peurs et j’ai gagné en confiance. Pour la première fois de ma vie, je me suis sentie libre et fière de moi. Oui j’ai eu du mal, et oui ça n’a pas été facile tous les jours, mais j’ai compris à ce moment-là, que j’étais l’unique responsable de mes peurs et que c’était la façon dont j’y réagissais qui me provoquait les peurs suivantes.


Cette peur, je l’ai trop ressentie, trop vue, je n’en veux plus!

 

Aujourd’hui

Je veux la peur qui stimule, celle qui me fait rêver, qui me fait trembler car elle est réjouissante, excitante. Je ne veux pas celle qui me paralyse.

Aujourd’hui, je vis, un jour après l’autre… dans un plus grande sérénité.
Je reste toutefois fascinée par ce qu’elle a engendré au fond de moi et par les dégâts qu’elle a causés durant toutes ces années de tension. Ce mode de fonctionnement qui apparaît sans même crier garde. Cette forme de protection. Avant même de se réjouir d’un truc, on envisage le pire….

Cette sensation de devoir lâcher-prise au quotidien m’est devenue obligatoire pour mon bien-être.  Je pratique beaucoup la respiration, la visualisation et je m’autorise à ne pas être parfaite. La patience est un truc que je travaille depuis de nombreuses années et c’est chez moi plus compliqué à gérer.

Le pire c’est qu’au final, je me rends compte que tout ça ne sert plus à rien. A quoi bon? On imagine un scénario qui va peut-être se réaliser et au final, c’est tout l’inverse qui se produit ou ça ne se passe pas. Et pourquoi, il n’y a pas tout le monde qui stresse? C’est vrai quoi! A quoi bon, me fatiguer pour rien ?

Est-ce réellement possible de ne plus avoir peur, de lâcher-prise pour de bon ? Je n’en sais rien mais j’y travaille ! Avoir peur est bon signe, mais être dans la paralysie et la souffrance, non.


Et si on envoyait valser ces peurs tous ensemble pour faire juste ce qu’il nous semble bon de faire. Aujourd’hui et rien qu’aujourd’hui.

Sachant qu’on ne maîtrise absolument rien, à quoi bon de toute façon ?
Enjoy life !

Belle journée!
Séverine, l’agoraphobe voyageuse

/* SCRIPT POUR LA POPUP AWEBER */
/* FIN DU SCRIPT */