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mars 2017

6 façons de se faire du mal inconsciemment

Par | Articles | Aucun commentaire

Se faire du mal inconsciemment, tout le monde le sait mais peu arrivent pas à faire différemment…

 

Vous allez me dire… “Ouais je sais que je dois arrêter de penser à ça car ça me fait du mal, mais je n’y arrive pas, c’est plus fort que moi”. Et je vous réponds : “OUI, c’est vrai, c’est très difficile mais c’est vous qui avez décidé que vous n’y arriverez pas“.

Je suis la première concernée par ces pensées saboteuses car elles m’ont suivies durant plus de 15 années et même si j’ai guéri de mon agoraphobie depuis plusieurs années, je reste une personne humaine qui se pose beaucoup de questions.

Cet article (déniché sur Psychologies) tombe à pic pour tout le monde, agoraphobes et anxieux!


 

Alors comment on se fait du mal sans faire exprès ?

Par la dépréciation de soi, la rumination négative et l’anticipation anxieuse : tout cela se manifeste souvent sous forme de petites phrases “mantras” que l’on se dit à soi-même (pensées inconscientes). La psychologie cognitive étudie les pensées et les croyances et leur impact sur nous. Cela s’appelle les “schémas cognitifs“.

Oui mais c’est quoi tout ça et pourquoi beaucoup de monde en souffre ? 

Nos croyances de base, souvent inconscientes, forment un filtre par lequel nous interprétons la réalité. Lorsque l’un ou plusieurs d’entre eux sont négatifs, ils produisent des « distorsions cognitives », qui vont conditionner la façon dont nous allons faire des choix et entrer en action ou en relation. Ces schémas dysfonctionnels produisent de la négativité, qui se manifeste par un déficit d’estime de soi, une inhibition de l’action, de l’anxiété et peut aller jusqu’à la dépression.


Il faut donc arriver à repérer le mécanisme de croyances qui produit la pensée négative.

 

Voici donc 6 façons de se faire du mal inconsciemment :

comme généraliser : “je ne suis pas arrivée à aller faire mes courses au supermarché, je n’arriverais jamais à y aller”.

comme raisonnement dichotomique : évaluer et envisager les situations à partir de 2 critères excessifs et opposés, bien ou mal, jamais ou toujours, tout ou rien, noir ou blanc, etc.

comme inférence arbitraire : tirer une conclusion négative à partir du seul élément que l’on possède.

comme maximalisation du négatif et minimisation du positif : ne retenir que le négatif, en minimisant, voire en occultant, le positif. Exemple : j’ai passé une semaine de vacances exécrable (alors qu’il est impossible qu’il n’y ait pas eu de bons moments ou des moments neutres).

comme personnalisation : se sentir responsable des événements et du comportement des autres. Exemple : ma fille a raté son examen, j’aurais dû être plus ferme ou plus présente, etc.

A comme abstraction sélective : ne retenir et ne se fixer que sur l’élément négatif d’une situation ou d’une relation. Exemple : je n’ai pas su répondre à une question lors de mon concours, j’ai donc fait une mauvaise prestation et je ne serai pas admise.

Quelques exercices à pratiquer d’urgence :

Exercice 1 :

J’identifie mes croyances : Je repère l’émotion-symptôme : gorge nouée, état nauséeux, agitation physique, sensation d’oppression, palpitations, etc. Les pensées négatives génèrent des émotions de même nature, lesquelles se traduisent immédiatement par des sensations corporelles. Elles sont le symptôme d’un dysfonctionnement de notre système de pensée, raison pour laquelle, plutôt que de les fuir, il est important de les ressentir pleinement.

Je remonte à l’événement déclencheur
Je revis la situation qui a généré l’émotion négative : les yeux fermés, je m’immerge dans la scène en recueillant toutes les informations disponibles comme mon état d’esprit, le contexte, les personnes présentes, les phrases échangées, les pensées et émotions qui m’ont traversé à ce moment-là.

J’écoute ma voix intérieure critique (moi je l’appelle Bob, mon saboteur!)
Je choisis la phrase qui résume mon sentiment et ma pensée négative dominante : je me sens exclu, j’ai été nul, on ne m’aime pas, etc. Cette voix intérieure critique est basée sur une ou plusieurs distorsions cognitives.

Je mets au jour ma règle de vie
C’est elle qui, plus ou moins consciemment, détermine nos choix, nos actions et nos modalités relationnelles, elle également que la voix intérieure critique exprime de manière négative. Exemple : si Bob me répète régulièrement « on ne m’aime pas », il y a de fortes chances pour que ma règle de vie soit « je dois me faire aimer pour être heureux».

Je recherche son origine
Deux pistes sont à explorer en se questionnant : qu’est-ce qui, dans mon passé, m’a donné l’impression qu’à priori on ne m’aimait pas ou pas assez ? Est-ce que la règle de vie « on doit se faire aimer pour être heureux » était aussi celle de ma famille et comment s’exprimait-elle ?

Ces deux registres d’introspection permettent de comprendre où s’enracinent et comment se déploient nos croyances. Les appréhender en tant que systèmes nous aide à comprendre que justement ils ne sont que des convictions, et non la réalité.

 

Exercice 2 : Je reviens à la réalité

Il est essentiel de redire qu’il ne s’agit pas de pratiquer l’exorcisme de la négativité par le déni ou par la pensée magique, mais de déconstruire un système de croyances erronées pour le remplacer par une pensée réaliste qui nous redonne notre place de sujet.

Je me décentre
Sur une feuille de papier, j’écris « ma croyance », suivie de ma pensée négative récurrente ou celle du moment (exemple : « on ne m’aime pas »). Cette prise de distance symbolique permet de se dissocier de sa pensée, de ne plus faire corps avec elle.

Je fais passer un interrogatoire à mon saboteur ! 
Je pars de ma croyance négative puis je me mets dans la peau d’un détective obstiné qui mènerait son interrogatoire sans se laisser bluffer ni intimider. « On ne m’aime pas. — Quelles preuves as-tu ? — On m’ignore. — Qui t’ignore ? Tout le monde sans exception ? » Et ainsi de suite. Je poursuis l’interrogatoire en m’aidant de la liste des distorsions cognitives jusqu’à ce qu’apparaissent des éléments positifs, des nuances, des alternatives et la possibilité de modifier mon positionnement.

Je cultive le réalisme
La réalité n’est pas faite d’un bloc, positif ou négatif, seules nos croyances peuvent l’être. Chaque généralisation négative doit donc être déconstruite de manière à intégrer des contrepoints positifs ou neutres pour obtenir une vision plus réaliste et plus objective d’une situation ou d’une relation. Dans cet esprit, il est utile de prendre conscience qu’il y a toujours deux faces à une médaille. Face négative: je ne suis pas à la hauteur. Face positive : je suis exigeant. Car, même s’il est excessif, ce sentiment part d’une exigence qui en soi est positive.

 

 

A LIRE EGALEMENT :

 

 

Et pour ceux qui veulent passer le prochain niveau et vraiment avancer, cliquez sur l’image ci-dessous

Vous pourriez déclencher de vraies maladies…

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Attention aux vraies maladies déclenchées par l’anxiété…

Quand on est agoraphobe, on devient souvent hypocondriaque puis ou et phobique sociale.

C’est compliqué à gérer… à la base pour rappel, quand on est agoraphobe, on a peur des sensations d’anxiété (ou des symptômes)

En gros, la peur d’avoir peur.

On a peur d’un truc qui n’est pas certain de se réaliser mais on y croit tellement fort (ou on doute tellement de soi!) que c’est inévitable, dans notre tête, on ne va jamais y arriver. Et on part dans l’évitement ou la crise de panique.

doute peurs echec

Imaginez maintenant votre corps qui est sous tension 24h/24h. Branché toute la journée et à l’affût du moindre symptôme bizarre que vous pourriez avoir. Au bureau, à la maison, dans les transports publics, chez des amis, chez le dentiste. Bref, autant d’endroits susceptibles d’augmenter encore davantage votre stress si vous êtes angoissés de base. Donc, c’est parti pour un véritable chaos à l’intérieur de vous. Et ça, si on n’arrive pas à évacuer d’une manière ou d’une autre ces tensions, on ne peut que en souffrir dans le futur.

Maux de tête, vertiges, souffle court, douleurs dorsales, douleurs cervicales, maux de ventre, d’estomac, yeux, migraines, … le corps est sollicité tout le temps…

Il n’y a pas 1000 conseils :
1) arrêtez ça!  2) détendez-vous !  3) relativisez !  4) rigolez ! 5) arrêtez de vous prendre au sérieux !

 

Si vous n’arrivez pas à arrêter ce comportement d’angoisses en non-stop, vous courrez droit à la catastrophe, c’est mon avis.

Mon agoraphobie a duré près de 15 années (entre mes 20 et mes 35 ans). J’ai eu des douleurs chroniques, des migraines, des maux d’estomac (colon irritable), des insomnies, de la fatigue, carence, problèmes visuels, douleurs cervicales, et d’autres problèmes de santé. Autant de maladies que le corps exprimait. Bref, je me suis mise dans des états pas terribles.

Aujourd’hui, même si je reste d’un tempérament anxieux, je suis, depuis quelques années en train de lâcher-prise sur beaucoup. Je suis davantage dans la gratitude et dans l’instant présent. J’arrêter de paniquer à la moindre douleur. Je me fais confiance et je fais confiance en mon corps. On a déjà tellement vécu ensemble. Je rigole davantage et je prends la vie de manière beaucoup plus légère. Je sais que c’est obligatoire pour ma santé.

Et je décide de choisir ma vie, et non plus de la subir. Je m’aime et je me fais confiance.

 

s'aimer changer sa vie guitare hobby femme


Les maladies liées au stress sont nombreuses…

Tout le monde le sait. Le stress, l’inquiétude, les tensions, l’accumulation, la frustration, la honte, la colère, la tristesse, mon dieu tout cela fait tant de dégâts. Cela peut être des troubles intestinaux, des problèmes de peau, de vision, lombaires, de crampes d’estomac, des vertiges, de la fatigue, … le pire, c’est qu’au final, tout cela c’est nous-même qui nous le sommes créé. Encore plus dur à digérer, n’est-ce pas?

Bilan

Avez-vous envie de continuer à vous prendre la tête et vous angoisser autant pour déclencher d’autres maladies dans votre corps ? Surtout que vous ne pouvez rien prévoir dans cette vie…

 

Un conseil

Commencez par vous relaxer et arrêtez de vouloir tout contrôler! Dégustez la vie!
Moi, j’ai choisi mon camp et vous ?

 

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 pour ceux qui veulent aller mieux! 

Arrêtez de remettre à plus tard et lancez-vous !

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Dans les coachings que je propose en individuel ou en groupe, certaines de mes clientes me disent : “Oui mais c’est beaucoup de travail pour aller mieux et j’ai trop peur donc, je sais que je m’auto-sabote mais c’est tellement difficile”. Cela tombe bien, avec moi, elles sont là pour réussir à dépasser leurs peurs! 🙂

Mais encore faut-il avoir suffisamment d’envie et de courage pour appliquer les exercices, les stratégies puissantes pour dompter son cerveau pour enfin faire les choses. Certaines personnes n’ont pas suffisamment de motivation. C’est dommage mais c’est comme ça, c’est humain et je ne peux pas motiver quelqu’un qui ne l’est pas.

Certaines lectrices me disent qu’elles ont vraiment envie d’aller mieux mais qu’elles n’y arrivent pas… Permettez-moi de vous répondre : “C’est faux”.

Une des raisons principales à ce “non passage à l’action”, c’est le fait que vous n’avez pas suffisamment mal pour changer. C’est aussi simple que ça. Ce n’est pas sympa mais c’est la vérité. Cette vérité j’ai dû l’entendre et l’accepter à l’époque de mon agoraphobie.

 

Il existe aujourd’hui beaucoup de moyens d’aller mieux

La vie est remplie de solutions! J’ai créé des méthodes qui fonctionnent, j’accompagne les personnes à passer à l’action, je réponds à toutes leurs questions (pas besoin d’attendre le rdv de la semaine d’après comme chez le psy pour avoir une réponse si on est bloqué). J’ai passé par ce que vous êtes en train de vivre.

J’ai également raconté mon parcours et ma victoire contre l’agoraphobie dans un livre, je donne des conférences, je passe sur les ondes radio (en Suisse et au Québec) pour parler du sujet tabou qu’est l’agoraphobie, je fais des Facebook Live, tout cela est à votre disposition mais cela ne sera jamais assez suffisant ni assez motivant pour quelqu’un qui n’a pas suffisamment mal.

Et c’est OK! Ne pas choisir est aussi un choix aussi (que je respecte). Vous savez, ce n’est ni le programme, ni la méthode, ni le psy ou le médicament qui va fonctionner ou pas : c’est que vous et vous seul qui allez faire de votre investissement une réussite ou un échec. Garder la motivation est très difficile. Je le sais. Chaque réussite dépend de la discipline et de l’implication qu’on y met.
Hier, j’ai reçu encore une belle preuve d’amour et de possible : après 1h30 de coaching, une de mes clientes a réussi à aller à sa boulangerie préférée située proche de chez elle alors que cela faisait 8 mois qu’elle n’y était allée à cause de ses crises de panique!)…
Je fais tout cela avec plaisir et avec amour pour aider. Que vous changiez votre vie ou pas, cela ne va rien changer à la mienne… mais si j’y suis arrivée après 15 années d’agoraphobie, pourquoi n’y arriveriez-vous pas? Je n’ai pas de pouvoir caché… j’avais juste très envie de m’en sortir.

Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix.
 La vie, c’est la vôtre ici. Votre destin. Je l’imagine très bien comme la mienne à l’époque… remplie de frustration à l’intérieur de ses tripes, de dévalorisation de soi, de déprime, de moments où vous devenez jalouse ou envieuse de ceux qui “vont bien”, vous êtes devenue la pro de l’auto-flagellation et de l’auto-sabotage,…. rien de grave, c’est humain et j’ai aussi passé par là…

Peut-être qu’un jour, vous n’aurez plus vraiment le choix : votre vie de couple sera mise à dure épreuve à cause de vos angoisses (comme ça a été le cas pour moi!), l’entourage ne vous comprendra plus, vos enfants vous feront comprendre qu’ils aimeraient une maman plus active, vous en aurez marre de voir votre visage triste dans la salle de bains tous les matins, vous en aurez marre d’envier votre collègue ou votre voisine qui part régulièrement en voyage sans problème, marre de ce stress continuel qui vous envahi à chaque fois qu’il faut décider, et vous déciderez de faire quelque chose de différent, pour vous.

 

“Prendre un rendez-vous avec soi-même..” : c’est ce que je vous souhaite.

Vous aurez envie de vous comprendre davantage, de prendre du recul, de comprendre vos manœuvres d’évitement et d’auto-sabotage et surtout vous en aurez surtout marre de perdre votre temps? Vous avez besoin d’un coup de pouce?

La vie est courte, la vie est sacrée… vous avez le potentiel pour faire tout ce que vous voulez. Vous devez simplement y croire et vous donner les moyens de faire différemment.

De mon côté, j’ai choisi… voilà 6 ans que je voyage seule aux 4 coins de la planète, que j’assiste à bon nombre de concerts (où je m’amuse vraiment!), je vais au cinéma avec entrain, au théâtre avec plaisir, je pars marcher seule avec gratitude, je me fixe de nouveaux challenges (je pars bientôt à nouveau, je quitte mon quotidien pour tenter une autre expérience de vie… j’y suis! une première pour moi à 41 ans!), je ne subis plus ces crises d’angoisses. C’est terminé. J’ai décidé de dire OUI à la vie!

Et vous ?
Qu’allez-vous faire aujourd’hui pour aller mieux
et vous rapprocher de votre vie idéale?

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L’idée de génie que j’ai eu quand j’étais agoraphobe…

Par | Articles | 4 Comments

L’approche sournoise de l’anxiété

Pour commencer, je pense appartenir à un terrain familial anxiogène. C’est de naissance ! Hahah … Voilà une bonne croyance limitante! Bref, tout ça pour dire que j’ai grandi dans un climat familial plutôt tendu et inquiet. Cela n’aide pas pour entrer dans la vie active de manière confiante et remplie d’estime de soi. Sensible dans ma jeunesse, je me suis toujours sentie un peu « à côté », « hors du cadre », « différente », « rebelle » mais tout en essayant de rester dans les cases que notre belle société nous impose dès le début de notre vie et de ne pas trop faire de vague ou plutôt de faire avec ce qu’on a.

A 19 ans, j’ai commencé à ressentir des sentiments d’anxiété importants. Mélangés à des symptômes physiques flippants. J’ai passé 15 années a être agoraphobe. Des crises de panique, d’anxiété, des angoisses, de l’évitement. Bonjour le quotidien.

se changer anxiété avancer

Et un jour, j’ai eu une idée de génie!

En 2010, après une énième consultation chez mon psy de choc pour mon anxiété chronique, l’agoraphobe que je suis s’est décidée enfin à sauter dans le vide : voyager durant 1 mois seule en espérant qu’il ne m’arrive rien mais surtout en espérant aller mieux !

Pourquoi ? Parce que même mon psy (que je remercie encore aujourd’hui) m’avait dit clairement qu’il ne pouvait rien faire pour moi (excellent psy !) et que je n’avais, à ses yeux que 2 choix : agir ou subir.

 

Je crois que j’étais arrivée au stade que je n’avais plus le choix. Un gros chamboulement émotionnel.


Allais-je réussir à voyager seule ?
Et si j’ai des malaises ?
Et si je tombe par terre au milieu des gens qui ne parlent pas ma langue ?
Et si je m’ennuie ?
Et si je n’y arrive tout simplement pas ? La honte!

Ouaouh… ce n’était pas gagné !

Je me rappelle avoir fait une bonne crise d’angoisse juste avant d’embarquer dans l’avion qui allait m’emmener à plus de 10000 km de chez moi, en Asie. Super ! J’étais quand même agoraphobe bon sang!

A peine arrivée dans l’avion, je me suis installée et j’ai fait discrètement mes petits rituels, mis ma musique sur les oreilles, ajusté mes lunettes de soleil sur mon nez et j’ai commencé à regarder à travers le hublot (ma place préférée!)
J’ai fermé les yeux, respiré calmement et lorsque l’avion s’est mis à décoller, j’ai versé une larme.


Je ne savais pas ce qui m’attendait mais j’étais à la fois heureuse, fière et comme un peu déjà libérée…

 

Libérée ? mais de quoi ? Peut-être de ce quotidien qui ne me convenait plus ? Celui où je voulais à tout prix rentrer dans le moule par peur qu’on ne m’aime pas, par peur qu’on me juge. Tout ça, avec le recul je peux le dire aujourd’hui, je pense que c’était vraiment ça. Etre différente, c’est compliqué quand on manque de confiance en soi!

Les agoraphobes sont des personnes hypersensibles qui doivent s’écouter, mais s’écouter dans le bon sens du terme. Ne pas trop s’écouter et voir les problèmes partout. Ils doivent miser sur une relaxation -> essentielle sinon ils pètent les plombs, c’est certain, mais également s’appliquer à faire de la visualisation et étant donné qu’ils ont une imagination débordante (qui leur fait souvent défaut lors de crises de panique!), ils doivent se concentrer sur une chose, un objectif à la fois! Une notion de plaisir à retrouver. Il faut que le plaisir et l’envie soient les éléments déclencheurs et rassembleurs. La notion de plaisir et tellement importante.

J’ai dû réapprendre à aimer, à m’aimer, à relativiser, à apprécier davantage, à prendre le temps, à être satisfaite de mes petits pas, à respirer, à me calmer, à prendre un jour après l’autre, à être dans la gratitude de ce que j’ai (et non pas ce que je n’ai pas), etc…


1 mois en Thaïlande

Ces 30 jours de voyage m’ont rendue plus forte que je ne l’aurai imaginé. Je suis allée d’abord à Bangkok (c’était la 3ème fois mais la 1ère fois seule), je me suis baladée seule, en ayant sur moi toute ma « trousse de secours » au cas où ( !). J’ai vu des temples, fait les nights-markets (marchés de nuit), je me suis faite masser, j’ai analysé, expérimenté, rencontré. Et à chaque progrès, je me suis félicitée. Je devenais fière de moi. Je tenais le bon bout même si certains jours, j’étais en moins bonne forme que d’autres.

Puis je suis partie dans le sud, à Koh Samui, j’avais envie d’une île, de la mer. J’ai adoré! J’ai rencontré plein de belles personnes. J’ai écourté mon séjour yoga Detox dans un endroit branché (un peu trop perché pour moi à l’époque !) car je me suis rendue compte que je n’étais pas si « pro de yoga ni de purification » que ce que je pensais. Ce qui a été drôle, c’est que j’étais tellement préoccupée de la suite à donner à mon séjour (nuitée, bateau, où aller, où dormir, etc) que finalement je n’avais quasi plus d’angoisses liées à l’agoraphobie ! Par contre, des angoisses pour les bestioles qui se déplaçaient sur le sol de ma cabane le soir, oui, mais plus les angoisses d’avant !

Je me suis également rendue compte, que j’aimais ça… j’aimais me sentir libre de décider, de voyager, de rester, de rêver, d’explorer, de découvrir, de rencontrer et que j’étais faite pour voyager!

J’ai fait le constat que finalement, depuis tout ce temps où je pensais faire une crise cardiaque lors de mes crises de panique, j’étais toujours et encore là ! Alors à quoi bon penser comme ça ? N’allais-je pas en rire de tout ça ? C’est la voie que j’ai décidé de prendre. Quoi qu’il arrive, je m’en sortirais! Et en même temps, ce n’est pas moi qui décide quand ça s’arrête, donc j’ai décidé d’accepter le jeu de la vie et de voyager au maximum.

Lorsqu’on goûte à cette liberté de mouvement alors qu’on a passé 15 années de sa vie dans une prison émotionnelle, c’est inévitable je pense! Pour rien au monde, je ne pourrais m’en passer aujourd’hui. Depuis 2010, j’ai voyagé seule à de nombreuses reprises et j’ai eu la chance de faire certains longs voyages. J’ai pris des risques (et j’en prends encore !) par rapport à mes envies et à sortir de la “case” qu’on m’avait demandé de rentrer. Mais j’ai décidé d’assumer qui j’étais : une voyageuse qui allait enfin vivre la vie qui me convenait, celle où je me sens à 100% moi!

A travers mon livre “Voyage en Agoraphobie, comment j’ai vaincu 15 années d’agoraphobie”, je partage et je témoigne mon parcours et de mes aventures en Asie. J’y décris mon passé, mon présent et mon futur mais aussi ce qui a marché pour moi et ce qui a moins bien fonctionné.

Aujourd’hui, j’accompagne les personnes agoraphobes et anxieuses à retrouver leur plein potentiel pour qu’elles passent à l’action malgré leurs peurs. Tout cela à travers du coaching et des formations intensives. Je souhaite qu’un maximum de personnes réalisent leurs rêves et fassent sauter ces peurs inutiles.

Tout le monde a peur de quelque chose et c’est normal d’avoir peur par contre, on peut dépasser ses peurs pour vivre sa vie à 100%! De mon côté, je me suis promise que ces peurs n’allaient plus jamais m’empêcher de vivre et de voyager.

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