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L’anxiété au travail, ce parcours du combattant au quotidien

L’anxiété au travail : ce parcours du combattant quand on est anxieux

Trop de personnes n’osent rien dire lorsqu’elles commencent à paniquer sur leur lieu de travail. Une crise d’angoisse peut isoler, surtout au travail, où l’on peut ne pas être à l’aise à l’idée d’exposer ses vulnérabilités.

Il est important d’ identifier quelle est la peur qui déclenche la réaction de stress. Qu’est qu’il fait qu’on se sent menacé(e) ?

Lorsque je souffrais de troubles panique avec agoraphobie, je me rendais au travail avec la boule au ventre. Non pas parce que mon job ne me plaisait pas mais parce que je commençais déjà à imaginer la potentialité d’avoir une crise d’angoisse au bureau devant mes collègues.

Bien entendu, personne n’était au courant de ce que je vivais intérieurement.

Je me souviens avoir dans mon tiroir de bureau toujours des bonbons et mes gouttes de Rescue. (au cas où !)

Si je ne mangeais pas suffisamment à l’heure du midi, je pensais que peut-être j’allais faire une crise d’hypoglycémie dans l’après-midi et donc dans ma tête, je risquais le malaise, ce qui m’angoissait encore davantage.

Certaines fois je sursautais lorsqu’un client entrait dans l’agence de voyages et l’idée de devoir l’accueillir et faire une vente me faisait perdre mes moyens. Non pas que je ne connaissais pas mon métier (bien au contraire !) mais parce que je commençais encore une fois à m’imaginer être mal devant lui.

Aller manger avec mes collègues à l’heure du midi me demandaient tant d’efforts et de courage. Pour me rassurer, il fallait que je sache à l’avance où ils comptaient aller. Inutile de vous faire un dessin mais imaginez un restaurant ou une cantine professionnelle avec 100 personnes (comme c’était le cas lorsque j’allais manger au restaurant du siège principal) et vous imaginez la tête que je faisais. Mon corps se figeait et je n’entendais plus ce que mes collègues « libres » disaient. Certaines fois, mes jambes flageolaient et je cherchais désespérément une table proche de la sortie. Mais quand tu ne peux pas choisir la table et bien tu suis le mouvement et tu « fais avec ». A contre cœur, et dans ta tête, c’était l’hécatombe.

J’étais celle qui se focalisait toujours sur le monde. Les lumières de la salle m’éblouissaient, le bruit ambiant me donnait l’impression de tanguer et je mangeais en ne prenant aucun plaisir. Puis, vite, c’était l’heure et il fallait retourner travailler. Ouf !

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La vie est entreprise est terrible lorsqu’on souffre d’anxiété

Je ne vous apprends rien mais c’est toujours bien tabou de parler de ses « faiblesses » dans le monde du travail car on a bien évidemment peur d’être jugé(e). Se montrer « faible » par rapport aux autres. Voilà ce que je pensais à l’époque. Oui, on se sent bien différent des autres, donc forcément moins capable et plus instable que sa copine Béné qui rigole et parle fort tout le temps.

Que va penser mon chef si je lui dis que j’ai un trouble panique avec agoraphobie ? Va-t-il comprendre ? Que pourra-t-il faire pour moi ? Rien, bien entendu. Alors je garde ça pour moi.

En amont de tout cela, il y avait aussi le trajet pour me rendre au travail qui était compliqué. Mais pas tout le temps. Allez comprendre.
Un jour, en prenant le train, c’était l’angoisse assurée et le lendemain en voiture, ça allait.
Le jour suivant, c’était le contraire.
En fait, tout, carrément tout dans ma vie était compliqué.
J’étais une véritable bombe à retardement.


Je ne peux plus travailler car je suis agoraphobe !

Cela ne m’est pas arrivé mais j’ai entendu/lu cela plusieurs fois. Imaginez cette situation dramatique.
C’est tellement douloureux de penser n’être plus capable d’assumer son job à cause de son anxiété.
Bonjour la chute de l’estime de soi.
Malheureusement, beaucoup de personnes partent en arrêt de travail, en dépression ou leur qualité de vie se voit fortement diminuée.

D’autres personnes ont déjà perdu leur job parce qu’ils n’ont pas réussi à trouver la SOURCE de leur mal-être (qui provoque ensuite des symptômes physiques et de l’anxiété au quotidien). Quelques-uns ont dû annuler trop souvent leurs déplacements prévus pour signer un contrat ou rencontrer leurs clients. D’autres se sont faits portés pâles trop souvent et d’autres encore ont carrément saboter des échanges importants parce qu’ils vivaient des symptômes momentanés trop forts sur le moment.

Pour ma part, je me souviens d’aller aux WC pour faire mes exercices de respiration.
Il fallait que je trouve le moyen durant la journée de m’isoler et prendre la responsabilité de ce que je vivais.

Certaines fois, au moment où la crise surgissait et s’il y avait des clients en face de moi,  je misais sur un verre d’eau ou une excuse pour me lever de ma chaise et aller chercher une brochure de voyages ou pire, je forçais mon corps à se calmer en priant Dieu, Bouddha ou qui sais-je, de me laisser en paix. Et je n’entendais bien sûr plus ce que mon client me demandait.

Après quelques minutes, tout redevenait calme… jusqu’à la prochaine crise.

 

 

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Souffrir de troubles de panique avec ou sans agoraphobie est épuisant.

Travailler avec de l’anxiété est fatigant. Le problème, c’est que ce dérèglement émotionnel peut être provisoire ou pas si on ne s’en occupe pas.
Mais tout cela n’a souvent rien à voir avec l’endroit où l’on se trouve. Certains le savent, d’autres pas et le cerveau commence à faire des associations.

Certaines personnes ont peur de rester chez elles seules, d’autres ont peur d’être au milieu de trop de monde. Pour d’autres encore, ils ont peur de prendre le bus ou le train, certains préfèrent être seuls, d’autres ne vont même plus à leur boîte-aux-lettres et d’autres encore travaillent mais sont constamment inquiets et en mode « anticipation ». En fait, il y a une pression telle que le stress l’emporte. Pourquoi fait-on cela ? C’est fou de voir à quel point l’être humain provoque ses propres souffrances, n’est-ce pas ?

Régler la SOURCE de son mal-être paraît primordial car vous l’aurez compris, il y a des répercussions importantes dans sa vie entière à cause de ses peurs.
Il est important d’identifier quelle est la peur qui se cache derrière ce stress.

Le stress peut conduire une personne hypersensible à vivre de l’anxiété. L’anxiété empêche cette même personne de s’épanouir au travail mais aussi dans sa vie personnelle.

Le stress au travail existe bel et bien et peut (ou pas) être responsable de notre état.
Une fois qu’on a travaillé sur ses émotions et ressentis, on peut rapidement savoir si c’est le job qui pose problème ou si cet état de sur-vigilance est lié avec un profond mal-être.

Exemples de questions à se poser :

– est-ce que ma vie me convient ?
– y a-t-il une sorte de déconnexion entre ce que je veux et la réalité ?
– suis-je en paix avec mon passé ?
– est-ce que j’aime celui/celle que je suis devenu(e) ?
– qu’est-ce qu’il me manque dans ma vie ?
– est-ce que je suis “sympa” avec moi ?

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Cette angoisse qui a besoin de l’évitement pour se déployer

C’est quand on commence à se dire “Oh non, pas maintenant, ça tombe mal” qu’on a un vrai problème.
Pendant une crise d’angoisse lié à l’anxiété (que ce soit au travail ou à la maison), on peut cesser de penser de façon logique.
En cas de crise de panique, le cortex préfrontal (siège de la pensée logique, séquentielle – le cerveau rationnel, en charge du raisonnement) se déconnecte.

Au cours d’un événement pareil, vous pouvez choisir d’être curieux de vos sentiments au lieu d’en avoir peur. (cela demande une légère technique mais ça marche).
Observer ce qui vous entoure ou écrire ce que vous éprouvez peut vous aider en ce sens.

Et souvent, on se rend compte que c’est plutôt notre perception face à nous-même qui vient semer la peur.

Certaines personnes très malines vont carrément organiser leur vie en fonction de leur trouble anxieux.
Si c’est l’agoraphobie, elles vont carrément décider d’exercer un métier depuis chez elles pour limiter l’exposition.
C’est certain que cela peut être pratique et marcher pendant un temps, mais si on est honnête, ce n’est une excuse parfaite pour ne pas s’intéresser au vrai problème.

Prendre 2 Xanax pour aller travailler, ce n’est pas non plus une bonne idée, surtout que cela ne réglera pas non plus le réel problème.
Alors que faut-il faire dans un monde parfait ?

Selon moi, il faut apaiser et alléger la CAUSE de son angoisse.

 

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L’anxiété au travail, à la maison et ses dommages collatéraux

Côté vie perso, combien de personnes se sentent bloquées à l’idée de sortir avec leur conjoint(e) ?
A emmener leur enfant à l’école sans craindre d’avoir un malaise ?
Combien hésitent de prendre la route durant le week-end ?

Si on est sujet à des angoisses récurrentes (et pas uniquement sur son lieu de travail), les experts sont formels : la personne vit en général dans le passé ou dans le futur.
Lorsqu’on est davantage en paix, aligné avec qui on est et ce qu’on vit, les angoisses s’estompent.

Le principe paraît simple : si nous ne pouvons pas changer notre environnement, il faut essayer de changer notre propre perception de réaction face à ce qui nous pose problème.
Or, il est évident qu’une réaction de panique, d’angoisse, est le meilleur moyen pour perdre tous ses moyens et nous laisser submergé(e) par le stress.
La première chose à faire consiste donc à se détendre.

C’est seulement en se relaxant et en prenant du recul que l’on peut garder les idées claires et trouver les ressources nécessaires afin de gérer la situation.

Je vous livre 2 techniques que j’utilisais lorsque je faisais de l’anxiété au travail :

  • La respiration : chaque heure, je fais 1 minute de respiration ventrale. J’inspirais sur 4 et j’expirais sur 6. Avec cela, je prenais le temps de me dégourdir les jambes, de me tenir droite et de regarder au loin avec le sourire.
  • La visualisation et/ou la musique : je prenais quelques minutes pour écouter ma musique préférée du moment et fermer les yeux. Quoi de mieux pour être à nouveau dans le présent ? Côté visualisation, je commençais à imaginer une situation idéale pour moi face à tel ou tel problème. Au lieu de penser au pire, je faisais défiler dans ma tête les événements positifs tels que je voulais qu’ils se déroulent.

Pour terminer, sachez qu’aux Etats-Unis, on estime que près de 6 millions d’adultes souffrent de trouble panique, caractérisé par des crises fréquentes et que de nombreux autres font des crises de temps à autre.

Vous méritez de vivre une vie normale et fructueuse, au travail comme en dehors !

Je serais heureuse de faire un bout de chemin avec vous pour vous permettre de reprendre le contrôle de vos émotions et de votre vie.
Pour aller plus loin dans votre démarche, rapprochez-vous de l’accompagnement privé ou du en groupe
Contactez-moi à : severine@severinecherix.com

Séverine
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