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🎧 Ce coup de téléphone qui a bouleversé ma vie : le début d’une transformation intérieure

Le 26 décembre 2006, un appel inattendu a changé le cours de ma vie. Une seule phrase a suffi pour me faire vaciller. Je me suis littéralement effondrée. Ce jour restera à jamais gravé dans ma mémoire.

Il m’a confrontée à une douleur brutale, à une solitude écrasante, et à un deuil foudroyant. Pourtant, ce choc a aussi marqué le début d’un chemin vers la reconstruction. Voici le récit d’une transformation intérieure.

🌫️ Une décennie d’agoraphobie et une vie sous contrôle

À cette époque, je vivais avec l’agoraphobie depuis presque dix ans. Ma vie semblait organisée, structurée… mais pas réellement épanouie.

Après avoir quitté une relation devenue toxique, je m’étais installée seule dans un nouvel appartement. Je redécouvrais alors la vie en solo, tant bien que mal. De plus, je travaillais dans une grande agence de voyages comme responsable de département.

Chaque jour, je faisais l’aller-retour en voiture — ma précieuse bouée de sécurité — sur 10 km, car les transports en commun me terrifiaient.

Quant aux sorties entre collègues ? Je les fuyais presque systématiquement. Je trouvais toujours une excuse pour éviter les interactions sociales. En apparence, tout était planifié, minuté, contrôlé. En réalité, une immense peur de l’inconnu et de la perte de contrôle m’habitait.

📞 “Ton papa est mort” : le choc brutal

Ce soir-là, au lendemain de Noël, mon téléphone a sonné. Une voix distante m’a accueillie. C’était ma tante, avec qui je n’avais jamais eu de lien particulier.

« Salut Séverine, ça va ? J’ai une mauvaise nouvelle… ton papa est mort. »

Le sol s’est alors effondré sous mes pieds. Je suis restée sans voix. Une onde de choc m’a traversée.

Mon père ? Mort ? Comment ? Pourquoi ? Depuis quand ? Avant même que je puisse poser une question, elle a poursuivi :

« Il est décédé seul chez lui. Il ne s’est pas réveillé. Ça fait quelques jours. Je te laisse informer ton frère. »

Puis elle a raccroché. Fin de l’appel. Et le début d’un raz-de-marée émotionnel.

🥀 Entre tristesse, soulagement et culpabilité

Étrangement, un sentiment de soulagement s’est mêlé à ma tristesse. Pourquoi ? Parce que vivre avec un père alcoolique depuis l’adolescence, c’était vivre avec une inquiétude permanente.

Les appels de la police, les rumeurs, les silences prolongés… tout cela m’avait pesée.

Je l’avais soutenu lors d’une cure de sevrage à mes 25 ans, malgré mes propres peurs. Hélas, il avait replongé peu après. Il est finalement décédé seul, à 57 ans, d’une mort dite “naturelle”.

⚰️ Une série de pertes, un même chagrin

L’année précédente, ma grand-mère adorée — ma mémé — avait « choisi » de partir. Elle ne voulait pas affronter Alzheimer. Ensuite, huit mois plus tard, mon pépé l’a suivie.
Je n’ai même pas pu être présente à son enterrement : j’étais au Brésil pour le travail. Puis, en 2008, un ami proche est décédé à son tour. Trop, c’était trop.

🔥 Le point de bascule : choisir de vivre

Face à ces pertes successives, une prise de conscience s’est imposée : la vie ne m’attendrait pas. J’avais deux choix : sombrer ou renaître.

J’ai décidé de vivre pleinement et d’arrêter de subir mes peurs. J’ai cessé de me plaindre. Une promesse a alors émergé : ne plus jamais stagner, honorer la mémoire de mes proches disparus et transformer mon histoire en force.

🌍 Mon premier grand voyage seule : un tournant décisif

En 2010, j’ai pris mon sac à dos et je suis partie seule en Asie. Moi, l’ex-agoraphobe, j’ai commencé à explorer le monde. D’abord prudemment, puis avec plus d’assurance.

J’ai créé deux blogs : l’un sur mes voyages, l’autre sur l’agoraphobie et le développement personnel. Ensuite, j’ai lancé des formations pour aider d’autres personnes à se libérer de leurs peurs. J’ai témoigné dans des émissions, lancé une chaîne YouTube… Preuve qu’il est possible de s’en sortir.

💡 De survivante à créatrice de ma vie

Ce que j’ai appris ne vient pas de manuels, mais de mon vécu. Peu à peu, je me suis formée en ligne. J’ai exploré le développement personnel, le webmarketing, l’entrepreneuriat. Et je continue encore aujourd’hui.

Ironiquement, moi qui craignais de sortir, je voulais désormais pouvoir travailler de n’importe où. J’ai voyagé au Québec, en Californie, au Mexique, en Grèce… Ma vie est devenue une aventure.

🎯 Mon message pour toi

Il y a une urgence à vivre. Ne laisse pas tes peurs saboter ton existence. Ne perds pas ton énergie à survivre dans un quotidien qui t’éteint. Les regrets sont un poison lent.

Aujourd’hui, je suis libre et en vie. Et toi, es-tu prêt(e) à te choisir ?

À la mémoire de mon père, ma mémé, mon pépé, Michel et Jacques.

Avec amour,
Séverine

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