L’agoraphobie : comment j’en suis venue à bout ?

Par 12/11/2018Articles

L’agoraphobie… comment j’en suis venue à bout ?

Il y a encore quelques années, les peurs et les angoisses faisaient partie intégrante de ma vie.
Impossible pour moi de voyager seule. Impossible de prévoir des choses pour le week-end suivant. Impossible d’aller faire mes courses de manière sereine. Impossible de me laisser-aller et de profiter de la vie.
Agoraphobe durant 15 années, j’ai compris en 2010 tout ce qui m’empêchait d’avancer.
J’étais dans l’évitement, dans la peur au quotidien, je mentais à mon entourage et je faisais comme si tout allait bien alors que je vivais un véritable chamboulement d’émotions à l’intérieur de moi.
Inutile de vous faire un dessin, si vous comprenez ces quelques phrases, vous souffrez sûrement d’agoraphobie. Rassurez-vous ça se soigne !

 

 

Mon agoraphobie

Aussi loin que je puisse m’en souvenir, tout a commencé en 1995 : l’agoraphobie s’est emparée de ma vie ! Quel mot bizarre ! Je travaillais, à l’époque, dans une agence de voyages située dans un grand centre commercial en Suisse. Néons au plafond, pas de fenêtres ni de vue sur l’extérieur et plutôt l’impression d’être un poisson dans un bocal. Le monde passait, repassait et repassait sans cesse devant mes yeux. Je manquais d’air et je me sentais constamment « observée ». Cette même année, j’ai eu une histoire d’amour difficile à gérer et tout s’est enchaîné très vite.

Ce sentiment de « panique » s’est pointé avec grand fracas le jour où je me suis rendue compte que j’étais la dernière personne à sortir (avec ma voiture) d’un tunnel sans faire de casse. Juste derrière moi, il y avait eu un énorme accident. Quelques mois auparavant, j’avais déjà été témoin d’un accident de  la route qui avait coûté la vie à une personne, alors que je sortais avec des amis en soirée. J’adorais conduire et en règle générale, je n’étais pas du tout trouillarde mais là j’ai eu un choc. Après ces épreuves perturbantes, je me suis retrouvée au chômage. Et là, tout a dérapé!

 

 

Etat des lieux :
Je paniquais lorsque j’allais faire mes courses, j’avais ce besoin à tout prix de regarder où il y avait une sortie lorsque j’étais au restaurant, faire la queue devant une boîte de nuit me stressait considérablement, aller jusqu’au guichet de la poste ou de la banque était très compliqué voir impossible. Mes mains devenaient moites, j’avais mal au ventre et au coeur. J’avais l’impression que mes jambes ne me portaient plus. J’avais peur de faire un malaise. Je coupais carrément ma respiration (sans le faire exprès!) car je me tenais mal et mes symptômes empiraient. J’avais peur et honte de me sentir mal… quelle honte ! Oui c’est cela, être agoraphobe. Avoir peur des symptômes de l’anxiété.

La complexité de l’agoraphobie

L’agoraphobie est souvent, à tort, apparentée à l’unique peur de la foule. Certes l’agoraphobe redoute le monde mais la personne est avant tout effrayée par la fréquentation des lieux publics ou des espaces dont elle ne pourrait s’échapper ou être secourue facilement en cas de difficulté. Dans les cas plus sévères, une personne souffrant d’agoraphobie se retrouvera dans l’incapacité de sortir de chez elle et évitera toutes les situations anxiogènes. Il s’agit d’un véritable handicap dans la vie quotidienne. Sachez qu’elle touche plus de 3% de la population et le plus souvent touche des femmes. Longtemps ignorés, ces symptômes handicapent beaucoup de personnes de tout âge et c’est souvent associé à de la dépression.


Au quotidien

Chez moi, tout était prétexte à reporter. Je sortais tout de même de chez moi mais j’allais plus facilement faire mes courses en fin de journée (juste avant la fermeture en pensant qu’il y aurait moins de monde!). Je refusais toutes sortes d’invitations des copines (je donnais bien sûr une fausse excuse ou alors j’étais encore malade!), je me faisais porter pâle au bureau (les jours de trop fortes angoisses dès le réveil), etc.
Je n’osais pas leur dire car j’avais l’impression d’être folle et que personne n’allait me comprendre. Certaines fois, j’arrivais à mon rendez-vous (resto, bar, café, magasin) et je repartais aussitôt. Je faisais demi-tour. J’ai rencontré mon petit ami de l’époque à cette période. J’avais 22 ans et j’étais déjà « agoraphobe ». C’était très difficile pour lui de comprendre mes symptômes mais il m’a acceptée comme j’étais et il essayait, comme il le pouvait, de me rassurer ou de me motiver à bouger davantage. Malheureusement, au vu l’incompréhension qui régnait entre nous deux à ce sujet, c’était des crises assurées de mon côté. Impossible pour lui de se mettre à ma place et de se rendre compte de ce que je vivais… ma relation a été un peu chaotique même si elle a duré 7 ans !

A l’époque, j’avais bien entendu honte de mon état et je n’en parlais que très peu autour de moi. Le peu de personnes auxquelles j’expliquais mes symptômes ne me comprenaient pas et me disaient que tout était dans ma tête. La pire phrase à dire à une personne qui souffre d’anxiété !
Comprenez : « je suis débile et je le fais exprès ». Même ma mère me disait : « Mais calme-toi, c’est dans ta tête, tu stresses pour rien » !!!! OK. OK.
Je n’arrivais pas à trouver de solution. Seule, fatiguée tout le temps (car ça épuise, oui!), sur les nerfs, triste et anxieuse, je tournais en rond. Le sentiment d’échec était bien là. Je travaillais à 100% et il fallait faire avec. Mentir aux collègues, m’absenter plus vite que prévu, n’être pas vraiment disponible comme je l’aurai souhaité. Gérer du mieux possible mon quotidien mais tout était toujours un défi. 
Un excès d’adrénaline ajouté à un tourbillon de pensées négatives et me voilà mal. J’ai carrément mis un trait sur les sorties à une certaine période. L’idée d’aller à un concert me terrifiait. Je me faisais silencieuse et cela m’a (beaucoup !) coupée du monde ! Le plus bizarre c’est que certains jours, j’allais bien. J’évitais tout simplement les endroits que je redoutais et du coup, je vivais presque normalement. J’ai dû toutefois me faire violence et m’obliger à me bouger dans certaines obligations, mais toute la préparation et le stress du « avant d’y aller » me paraissaient insurmontables.


 

 

Oser demander de l’aide

Seule, c’est très difficile de s’en sortir… l’agoraphobie se soigne mais rarement seule. C’est une bonne nouvelle, n’est-ce pas ? Vous êtes là et je suis là. J’ai donc suivi une thérapie comportementale et cognitive avec un certain succès car ma psychologue était très professionnelle et à l’écoute. Chaque semaine, j’avais des exercices à faire, je devais écrire un maximum de choses (sentiments, envies, doutes, peurs), me fixer des objectifs (même petits) et en discuter avec elle à la séance suivante. Elle me faisait faire de la relaxation et me suivait vraiment de près. C’était bien mais trop long.
Je supportais mal les échecs puis les réussites, ce yoyo d’émotions était très pénible à gérer.
Nos séances n’étaient pas tout le temps « sympathiques » mais je continuais toutefois d’y aller.
Je crois que cela a duré presque 2 ans en tout.
Dans ce genre de thérapie, le but est d’aller progressivement vers ce qui nous fait peur car au bout d’un moment, ça passe. oui mais…

 

Pourquoi un jour ça allait et pourquoi un autre jour, ça n’allait pas du tout ?

 

J’ai continué ma thérapie et j’ai enchaîné avec de nombreuses lectures, CD de relaxation, programmes sur Internet, développement personnel, acupuncture, sophrologie, kinésiologie, chamanisme, etc. Un jour, j’ai eu entre les mains un livre qui m’a (je peux le dire aujourd’hui) beaucoup aidé. Cet ouvrage s’appelle « Les Clés du Secret » de Daniel Sévigny et je le conseille à tout le monde (agoraphobe, anxieux, angoissé). Cela parle du saboteur interne qui est en chacun de nous. Ce n’est pas un livre sur l’agoraphobie, mais c’est celui-ci m’a permis de comprendre et de mettre en pratique la technique de visualisation ou plutôt la gestion de pensées. Et c’est très puissant ! Je l’utilise toujours aujourd’hui et de manière régulière pour diverses choses/événements de ma vie.


Des moments bien difficiles d’anxiété à gérer

En fait, l’agoraphobie est sournoise et les symptômes font peur. On a vraiment l’impression qu’on va vivre toute sa vie comme ça! Quand on est agoraphobe, on craint de ne plus maîtriser la situation et son corps. Comme beaucoup de personnes et comme je le disais tout à l’heure, j’ai commencé par éviter les transports en commun aux heures de pointe. J’avais peur des embouteillages, des travaux sur les routes, l’idée d’être bloquée dans un tunnel me faisait presque tourner de l’oeil. J’étais constamment inquiète. Rajoutez à cela une situation familiale compliquée et j’étais dans une spirale infernale dont je ne voyais pas vraiment la sortie. Les situations qui cristallisent les peurs des agoraphobes sont extrêmement variées. C’est également le début d’une phobie sociale car on est dans l’évitement sans arrêt mais pour de mauvaises raisons. On a peur du regard de l’autre ou d’avoir un malaise en public et donc, on choisi la solution la plus simple: rester chez soi. On se coupe de tout ! On devient même hypocondriaque… Mon Dieu comme on se complique la vie!


Quelques symptômes de l’agoraphobie

Vertiges, perte d’équilibre, difficultés respiratoires, tremblements, migraines, bouffées de chaleur, crises de tachycardie, peur de mourir, etc. Ce qu’il faut se rentrer dans le crâne, c’est que ce n’est pas une maladie. C’est un dérèglement émotionnel très fortLes crises se déclenchent chaque fois qu’un événement actuel (passé le plus souvent, inaperçu!) vient faire résonner le « fond » d’angoisses inconscientes que chacun de nous a accumulé au cours de notre propre histoire.

Que faut-il faire alors ? 

Travailler sur soi et être accompagné (hé oui, désolée il n’y a pas de baguette magique!) : il faut déjà commencer par identifier l’événement qui pose problème mais aussi l’émotion cachée derrière celle-ci : quand la crise a-t-elle commencé ? S’était-il passé quelque chose auparavant (une discussion, une rencontre, une lecture, un rêve, etc.) ? Cela pouvait-il évoquer quelque chose ? Il faut être honnête et arrêter de faire l’autruche. Il faut vraiment dire ce que l’on pense, pourquoi on a pensé à cela, etc… J’ai joué les détectives privés! J’en ai usé des carnets de feuilles blanches! Cette enquête minutieuse sert à faire baisser le taux d’angoisse (car elle permet de mettre des mots sur nos maux!). Ensuite, on va selon son instinct vers de nouvelles « pistes » pour cerner l’angoisse initiale.

 

Pour moi, la peur de mourir était quasi omniprésente jusqu’au moment où je me suis rendue compte qu’au final, j’étais toujours là!  C’est tout bête, mais c’est vrai !

Le lien entre les angoisses et l’ hyperventilation

Il faut également savoir que l’ hyperventilation et l’agoraphobie ne sont pas les mêmes choses mais elles sont liées à l’anxiété et à l’angoisse. Pendant une attaque de panique, le symptôme le plus connu est le cœur qui bat trop vite. On pense alors qu’on va avoir une crise cardiaque et on fabrique d’autres peurs qui s’accumulent les unes aux autres. C’est l’idée d’avoir une crise cardiaque qui nous fait paniquer. Il faut d’abord savoir que l’on est pas fou et surtout pas seul dans cette situation. Les pensées sont si nombreuses qu’on arrive pas à les gérer.

Voici encore un exemple :

On peut imaginer que vous êtes assis dans la salle d’attente chez le dentiste (pas très fun le dentiste!). Vous devez attendre votre tour et soudainement, à cause du fait que vous n’êtes pas très à l’aise ou que vous n’aimez tout simplement pas le dentiste, vous commencez à avoir chaud, vos mains deviennent moites, vous avez mal au ventre… OK jusque là c’est à peu près normal car personne n’aime vraiment aller chez le dentiste. Le problème c’est que dans une crise d’angoisse surgit, c’est qu’on a créé toute une histoire dans sa tête et notre fichu saboteur va s’en donner à coeur joie. Pour cela, on va se focaliser essentiellement sur LES SYMPTOMES que notre corps est en train de nous envoyer plutôt que sur la peur réelle du dentiste. Et c’est là que nous allons, nous-même, déclencher une crise de panique. Vous avez peur de ce qui pourrait se passer (de négatif) étant donné que vous sentez que votre corps est en train de paniquer ­… et là, vous mettez involontairement en marche tout un système de dominos. Vous vous dites : « Oh non non non… pas ici, pas maintenant, mon Dieu, quelqu’un va voir que je suis mal… et si je tombe dans les pommes, j’aurais l’air de quoi ! Y a trop de monde, oh mais mince, je ferais mieux de rentrer ou d’aller me cacher ». Et le cercle infernal est lancé !

La bonne nouvelle c’est que le problème peut être résolu en pensant différemment ! Oui OK ce n’est pas évident à faire et encore moins pendant une attaque de panique mais c’est possible. J’y suis arrivée, je vous le rappelle ! Sachez que les agoraphobes sont des personnes hypersensibles. Du moment qu’on accepte que c’est normal d’être agité dans telle ou telle circonstance, on commence à ne plus avoir peur des symptômes … il faut du travail, beaucoup de travail, ne jamais fuir une crise d’angoisse sinon elle vous suivra… donc souvent on « tombe » puis on se relève, on persévère et surtout on abandonne jamais !

 

Ce sont les agoraphobes qui créent la crise de panique. Ce n’est pas l’endroit, c’est eux !

 

 

 

 

Désolée, mais je dois vraiment vous le dire … c’est nous-mêmes qui créons ces angoisses…  Les agoraphobes réagissent trop fort à tout. Nous souhaitons que tout soit parfait et être parfait. Nos exigences sont bien trop élevées en général. On se met la pression pour tout et pour rien et si on échoue, c’est la crise d’angoisse assurée. On est ensuite fâché contre nous et on a l’impression d’être nul. Ce n’est ni le gars qui passe à côté de vous ni la pluie qui tombe depuis 2 jours ni le chien du voisin qui aboie lorsque vous sortez de chez vous, ce n’est pas la faute au bus bondé du matin, ni au train, ni au restaurant, au monde dans le supermarché, non non… c’est uniquement vous qui créé cela.

La bonne nouvelle, c’est qu’on arrive à arrêter cet effet de boule de neige avec des stratégies et du travail, je le répète. 

Mes médecins, mes meilleurs amis à l’époque

J’ai consulté bon nombre de médecins y compris cardiologue (car j’avais des douleurs au bras, dans la région du cœur et j’étais certaine de faire une attaque!) ou encore thérapeute, chamane, hypnotiseur, kinésiologue, médecins chinois, acupuncteur, etc… Le diagnostic médical était chaque fois le même: « rien sur le plan organique, c’est du stress Mademoiselle ! » Le problème c’est que je ne les croyais pas. Je ressortais du cabinet encore plus frustrée, énervée, déprimée et presque déçue qu’ils n’aient rien trouvé! On m’a proposé des anti-dépresseurs mais rien que l’idée me donnait la nausée. Je suis donc devenue hypocondriaque ! (un souci de plus à gérer, grrr !)

Des attaques de panique fréquentes mais sans danger

Ce qui est normal, c’est d’avoir peur si on se retrouve face à un véritable danger (un tigre qui se balade à 2 mètres de soi par exemple!) mais ce n’est pas normal d’avoir peur sans raison réelle. Il faut arriver à différencier ces 2 types de peurs. C’est essentiel. J’ai travaillé dur sur le sujet et petit à petit, cela a porté ses fruits. L’agoraphobie n’est pas une fatalité encore faut-il s’en rendre compte et arrêter de jouer les victimes…

Et un jour, je me suis dite : STOP, y en a marre !

J’ai appris plusieurs techniques différentes pour calmer mon stress intérieur et reprendre confiance en moi. J’ai compris qu’on pouvait effectivement causer des maux uniquement avec nos pensées. J’ai lu, relu, écrit, je me suis documentée un maximum et j’ai mis en pratique ce qui me paraissait évident. En 2010, j’ai décidé de faire le grand saut et je suis partie seule en voyage en Asie. En 2011 je suis partie seule en voyage aux Etats-Unis et mes angoisses liées à l’agoraphobie ont disparu le jour où j’ai compris ce que je faisais faux.  J’ai appris à me calmer et à relativiser. J’ai appris à lâcher-prise et à faire confiance à la vie.

Mes derniers conseils

  1. Faites un bilan complet chez votre médecin-généraliste afin d’éliminer tout autre problème de santé. Si votre médecin ne trouve rien, pensez à cela: « c’est réellement psychologique et c’est le stress que je crée qui me donne ces symptômes. Il faut l’accepter. Commencez par là! 
  2. Petit à petit, je vous assure qu’on avance. On se force et c’est très douloureux, oui. On a l’impression que l’on n’y arrivera jamais, oui. Ne restez pas seul. Entourez-vous de bonnes personnes. C’est très compliqué pour l’entourage et svp laissez tomber les personnes toxiques qui ne comprennent pas ou qui vous critiquent. Surtout s’ils ne veulent pas vous aider.

Et souvenez-vous :

Personne n’est JAMAIS mort d’une crise de panique, aussi incommodante et intense soit-elle!

Le bilan ?

En 2010, j’ai donc entrepris mon 1er voyage en solo : 1 mois en Thaïlande et là, je me suis confrontée à la « situation de crise ». Je me suis guérie à 95 %  grâce à ce merveilleux voyage. Oui, cela a été compliqué mais bon sang, comme j’étais fière de moi ! J’ai osé, j’ai compris et j’ai avancé à grands pas. Je me suis découverte. C’était quasiment une nouvelle naissance. Une autre Séverine. Par la suite, j’ai eu quelques épisodes difficiles car j’ai perdu des personnes chères et c’est dans ce genre de situation qu’on régresse, mais j’ai tenu bon… je n’ai jamais lâché réellement… et j’ai même attrapé le virus de la voyageuse depuis !

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